La Chaise Longue LC4
LC4 1928
Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand
La machine à reposer


En 1927, Charlotte Perriand présente au Salon d'Automne de Paris un bar entièrement conçu en aluminium et acier chromé.
Elle a 24 ans. Elle envoie son portfolio à Le Corbusier pour rejoindre son atelier. Il lui répond : "On ne brode pas des coussins ici." Elle revient avec ses meubles. Il l'engage le lendemain.
C'est de cette collaboration — Perriand, Le Corbusier, Jeanneret — que naît le LC4 en 1928. Pas une chaise. Pas un fauteuil. Une proposition radicalement différente sur ce que peut être l'assise.La structure acier tubulaire est posée sur deux arceaux en forme de bascule.
Le châssis qui porte le corps en est totalement indépendant — on le fait glisser pour ajuster l'inclinaison, du presque assis à l'allongé complet. Le cuir épouse la colonne vertébrale. La tête repose sur un appuie-tête flottant. Le corps n'est plus contraint par le meuble.
Ils l'appelaient la machine à reposer — un terme qui dit tout sur leur façon de penser le design : fonctionnelle jusqu'à la radicalité, sans ornement, sans concession à l'habitude.
Le LC4 entre au MoMA de New York dès 1932. Il est aujourd'hui dans les collections permanentes des plus grands musées du monde — le Centre Pompidou, le Vitra Design Museum, le Design Museum de Londres.
Il n'a jamais été retiré de la production. Il n'a jamais été modifié.

Celle-ci est une pièce d'occasion, en bon état, authentifiée selon les critères qu'on applique à chaque objet du catalogue H. Objects — matériaux, assemblages, provenance.
Pas une réplique. Pas une restauration lourde. Une pièce avec une histoire.
Comme tout produit vintage, cette chaise LC4 présente quelques traces d'usage mais est en très bon état de conservation générale.



